En contemplant le ciel bleu et les couleurs qui vous environnent… en respirant le parfum d’une fleur ou en prenant un objet dans vos mains, ne vous êtes-vous jamais posé la question suivante : « percevons-nous tous le monde de la même manière ?

Et quelle est la véritable nature de cet univers dans lequel nous vivons ? ».

Si des films comme « Matrix » ont déplacé des millions de spectateurs, ne serait-ce pas parce qu’ils renvoient à cette éternelle question : « le monde que nous connaissons, avec son lot de joies et de souffrances, est-il bien réel ? »

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Auteur : T. Frantz Dislaire

Toutes les traditions spirituelles, à travers l’histoire, ont parlé d’une quête sacrée de la Vérité.

Elles ont également évoqué la possibilité, pour l’être humain, de découvrir ce qu’est la réalité ultime de la vie.

Ces deux idées suggèrent clairement que, d’une part : ce que nous connaissons du monde est un mensonge et que, d’autre part, derrière l’image que nous nous faisons de l’univers, se cache une splendeur, une réalité grandiose, dont nous n’avons même pas idée.

LA LIMITE DES SENS

Si le daltonien – qui ne perçoit pas les couleurs de la même manière que la plupart des gens – accepte l’idée qu’il ne distingue pas toutes les nuances… si l’aveugle ne renie pas l’existence des couleurs et de la lumière parce que ses yeux ne peuvent pas les percevoir… si l’homme atteint de surdité ne refuse pas de croire en l’existence de la musique parce qu’il ne l’entend pas, c’est simplement parce que chacun d’entre eux comprend avec humilité que la réalité objective ne se limite pas à ce qu’il perçoit.

Le contact avec notre environnement ne se limite qu’aux perceptions sensorielles et subtiles que nous en avons.

Il est entièrement subjectif.

Si nous disposions de certains organes capables de percevoir la réalité des forces et des énergies qui se cachent derrière le voile de la matière, peut-être changerions-nous complètement de culture et de manière de vivre…

LA MATIÈRE : RÉALITÉ OU ILLUSION ?

Avec l’avancée de la technologie, de nombreux scientifiques se sont engagés dans des recherches visant à comprendre la nature de l’univers qui nous entoure.

Si les chercheurs traditionnalistes sont restés un peu réticents face aux bouleversements culturels que cela implique, les physiciens quantiques, quant à eux, se sont lancés dans cette quête avec enthousiasme.

Dans leur soif de connaissance, ces derniers se sont vite aperçus que la matière était un pur concept.

Prenons un exemple : La chaise sur laquelle vous êtes assis, ou le mur qui se trouve devant vous. Votre cerveau vous informe qu’il s’agit d’une matière dense, dure, résistante.

Vous pouvez d’ailleurs vous reposer sur cette chaise et vous cogner sur ce mur. Vous ne passerez pas au travers.

Et pourtant, si vous examinez la chaise ou le mur avec un microscope électronique, vous vous rendrez vite compte que cette matière est en réalité composée d’atomes et de particules qui « s’agitent » (spin).

Ces particules sont soumises aux énergies électromagnétiques et aux vibrations atomiques et ne sont pas, en vérité, des choses « solides ». Seule la force de cohésion qui existe entre elles donne l’illusion de la solidité.

Prenons une autre image : si l’on se base sur un atome d’oxygène, par exemple, sur son noyau (composé de neutrons et de protons) et l’électron qui gravite autour… en les agrandissant énormément… le noyau aura, en préservant l’échelle de grandeur, la taille d’un grain de riz au centre d’un terrain de football.

L’électron, pour sa part, gravitera autour de ce terrain.

Ainsi, si le noyau représente 99,9% de la masse de l’atome, il n’occupe néanmoins que le millionième de milliardième de son volume !

Si vous étiez capable de faire « vibrer » les cellules, les composés organiques et les atomes de votre corps à une autre fréquence, vous seriez théoriquement capable de passer au travers de votre chaise ou de traverser le mur !

Seules la force électromagnétique et la force nucléaire qui assurent la cohésion de la matière nous empêchent de traverser la chaise, de passer au travers du plancher et empêchent tout simplement la matière de se désagréger.

AU COEUR DU VIDE

Il existe une lumière qui érige et soutient l’univers et que nous ne pouvons pas voir.

Il existe un son qui emplit l’univers et que nous ne pouvons pas capter avec notre ouïe.

Il existe une présence qui imprègne l’univers et que nous ne pouvons pas percevoir avec nos sens.

 

Il existe un ‘Je’ qui est la racine et le fondement de nos petits ‘Je’, et que nous ne pouvons pas connaître à travers notre esprit perceptif.

Et cette lumière, cette présence, ce son, ce ‘Je’, dont la réalité invisible est plus intense, est Dieu lui-même, l’Un, le réel.

Dr Jacobo FELDMAN L’atome et donc la matière sont en fait essentiellement constitués de vide, comme le font remarquer les physiciens actuels.

Dans ce vide s’agitent des « particules », qui se composent elles-mêmes d’infimes particules d’énergies appelées « les quarks ».

La matière est donc un grand assemblage d’énergies, un immense corps subtil répondant à une intelligence supérieure organisatrice, à une âme universelle qui emplit tout l’espace.

Cette constatation fait curieusement penser à certains principes du Bouddhisme sur la nature du monde.

Dans la conception bouddhiste, l’univers est une illusion constituée de vide (à ne pas confondre avec le « rien », le non-être nihiliste).

Chez les Bouddhistes, le vide désigne plutôt les potentialités de toute chose, ses virtualités, l’océan d’énergie duquel peut jaillir toute forme.

NOTRE UNIVERS SERAIT-IL UN HOLOGRAMME ?

Une théorie scientifique affirme que l’univers tout entier pourrait bien être un hologramme. En premier lieu, qu’est-ce qu’un hologramme ?

Vous en avez peut-être déjà vu un. C’est une image en 3 dimensions provenant, la plupart du temps, d’un cliché photographique.

Un hologramme est fabriqué à l’aide d’un rayon laser qui se « dédouble » en passant à travers une surface semi-réfléchissante.

La rencontre des deux rayons ainsi générés restitue l’impression des 3 dimensions de l’objet.

A la lueur de cette explication, on peut comprendre que les hologrammes sont de simples projections d’énergie, de lumière et d’ondes qui apparaissent aux yeux de l’observateur sous la forme d’objets en trois dimensions, alors qu’en réalité, il s’agit d’une parfaite illusion.

Certes l’hologramme existe bel et bien, mais la réalité objective à laquelle il nous renvoie est un leurre.

Très étrangement, si l’on coupe en deux ou en trois le support frappé par le laser et contenant l’image en 3D (par exemple un arbre), on ne verra pas deux ou trois portions d’arbre mais bien deux ou trois représentations fidèles de l’arbre.

Si l’on scindait encore ce support en mille morceaux, on obtiendrait mille fois l’arbre complet reconstitué dans une taille encore plus petite.

Chaque partie du support (souvent un prisme) contient donc l’ensemble des informations nécessaires à la restitution de l’image intégrale.

Ainsi, selon la théorie holographique de l’univers, chaque particule de matière ou d’énergie contiendrait la totalité de la création, de la mémoire universelle, de la conscience du Tout.

Ce concept n’est pas sans rappeler cette phrase prononcée par les sages de l’humanité : « Tout est dans tout. » ou « en toute chose repose le Tout. ».

Notre cerveau lui-même et surtout notre mémoire fonctionneraient sur le même principe qu’un hologramme.

Peu importe qu’on enlève certaines parties de la « masse » cérébrale, la mémoire peut continuer à fonctionner de la même manière.

Le microcosme rejoint donc le macrocosme.

Les principaux architectes de l’idée étonnante selon laquelle notre univers serait une sorte d’hologramme sont David Bohm, un physicien de l’Université de Londres et Karl Pribram, un neurophysiologue de l’Université de Stanford qui s’est intéressé aux « langages du cerveau ».

Tous deux sont arrivés à des conclusions similaires dans leur discipline respective : notre univers, la matière mais également notre cerveau possèdent « d’indéniables propriétés holographiques ».

En prenant conscience de ces lois cachées de la matière – que les physiciens découvrent à tâtons – on peut se demander si la réalité qui nous entoure n’est pas la matérialisation de la pensée d’un être cosmique, d’une immense mémoire dont nous ne connaissons pas l’origine.

On peut également s’interroger sur la véracité de ce que nous percevons du monde.

Car si l’univers est un immense hologramme, une projection de la réalité, quelle est l’image d’origine à laquelle il fait référence ? Quelle est la source-réalité ultime de tout ce que nous voyons et connaissons ?

Et si les hindous, lorsqu’ils affirment que le monde est régi par la « Maya », la grande illusion, avaient raison ? Et si le film « Matrix » était une pâle description de la réalité ?

Peut-être alors que, lorsque le Bouddha appelle les êtres à s’éveiller, il nous révèle en premier lieu que nous sommes plongés dans un profond sommeil et confrontés à deux forces gigantesques : l’une qui nous incite à nous endormir et à rêver notre vie, l’autre qui nous invite à ouvrir un nouveau regard à l’intérieur de notre propre regard et à construire en nous des organes de perception plus subtils de la réalité.

Le Cosmos est une structure infinie d’ondes où tout est lié à tout, où être et non-être, esprit et matière, ne sont que des manifestations différentes d’une même Réalité profonde.

Ce Tout est empli d’une mémoire, d’une conscience omniprésente, dont la totalité se retrouve dans le moindre grain de poussière.

Cette Conscience, cette Présence, cette Intelligence animatrice qui contient toutes les beautés, toutes les vertus, toutes les lois, peut être appelée la Vie. Elle pourrait aussi être évoquée par l’un de ses nombreux noms : « Dieu ».

Auteur : T. Frantz Dislaire

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