Découvrez le concept de force d’auto-guérison, fil directeur de cette chronique du magazine Science de la conscience, qui semble être un lien entre histoire médicale et sciences actuelles, comme entre médecine allopathique et médecines complémentaires, pouvant participer de l’avènement d’une médecine de plus en plus intégrative et respectueuse de la nature humaine, s’appuyant sur les ressources des patients…

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Par le Dr François Gaonac’h

CHRONIQUE MÉDECINE

A partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, l’être humain a été essentiellement considéré comme une entité biologique.

La médecine scientifique a défini les troubles de façon de plus en plus précise pour soigner les patients de manière de plus en plus spécifique et objective.

Dans ce modèle biomédical, les maladies ont soit une origine externe (micro-organismes), soit une origine interne due à des changements physiologiques involontaires (déséquilibres chimiques, anomalies génétiques, etc.).

Selon ce modèle, l’esprit ne peut pas influencer la matière physique, le corps et l’esprit fonctionnant indépendamment l’un de l’autre.

L’esprit est conçu comme abstrait et relié aux sentiments et aux pensées ; le corps est décrit à partir d’éléments concrets (muscles, os, organes).

 

Mais le XXe siècle a vu apparaître des éléments de mise en cause de certains postulats du modèle biomédical et une approche qui tend à revenir à une vision holistique, c’est-à-dire plus globale de l’être humain.

On peut voir les signes de cette évolution dans l’émergence de la médecine psychosomatique après les travaux de Freud, mais aussi dans une meilleure compréhension de la physiologie  – étude de l’homéostasie (1) et des systèmes de communication, c’est-à-dire des molécules messagères communes aux cellules nerveuses, endocriniennes et immunitaires -, enfin au travers des recherches sur l’effet placebo (2).

Suite à ces découvertes, nous pouvons considérer la maladie comme une rupture de l’équilibre à trois niveaux : entre l’être humain et son environnement, entre le corps et l’esprit, entre les différents constituants corporels de l’être humain.

La maladie survient donc lorsque les systèmes de maintien de l’équilibre – appelés aussi processus d’autorégulation (3) – sont dépassés.

Selon ce modèle intégratif, le rôle du médecin sera de s’appuyer sur les ressources endogènes de son patient et si besoin de combler leurs insuffisances pour l’aider à retrouver la santé.

Ces nouvelles approches font écho à certains aspects de la pensée médicale de nos prédécesseurs.

Pour eux, le potentiel endogène de régulation des équilibres de nos constituants, et donc de guérison – potentiel qu’ils percevaient de manière intuitive – avait comme support un intermédiaire appelé Ka par les Egyptiens, force médicatrice par Hippocrate, Pneuma par Platon et les médecins d’Alexandrie, Archeus par Paracelse, fluide magnétique par Mesmer.

Ces dénominations recouvraient la croyance en l’existence d’une force intelligente individualisée en l’homme, dont le rôle était le maintien ou le retour à l’équilibre et à la santé.

C’est aussi ce principe qui est au cœur des médecines non conventionnelles auxquelles ont recours de nos jours 40% des patients : la notion de Qi avec le Reiki, la notion de Dynamis avec l’homéopathie, la force d’auto-guérison avec l’ostéopathie et la naturopathie, etc.

Le concept de force d’auto-guérison sera le fil directeur de cette chronique, car il semble être un lien entre histoire médicale et sciences actuelles, comme entre médecine allopathique et médecines complémentaires, et peut participer de l’avènement d’une médecine de plus en plus intégrative et respectueuse de la nature humaine, qui sait s’appuyer sur les ressources des patients…

Auteur : Dr François Gaonac’h

(1) Maintien des constantes physiologiques de l’individu.

(2) D’après le Dr Lemoine, il s’agit de l’ « effet thérapeutique non spécifique observé dans une relation soignante, soit sans le recours, soit surajouté à une substance pharmacologiquement active ou à une méthode spécifiquement efficace ».

(3) Nous serons amenés à utiliser dans notre chronique indifféremment les termes de processus ou force d’autorégulation, d’auto-guérison, de processus endogène de guérison et d’homéostasie. En effet, comme nous le verrons, notre organisme utilise les mêmes types de processus physiologiques pour maintenir son équilibre, donc la santé, que pour les rétablir lorsqu’ils sont perturbés.

Cliquez sur ce lien pour accéder au site du magazine

Le site de l’École de La Nouvelle Psychologie Spirituelle : ecole-nps.com.

 

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