Etudiées par les scientifiques, recommandées par les médecins, pratiquées par des millions de personnes, dont la plupart n’ont rien de baba-cool ni de New Age… Pourquoi ? Parce que les techniques de relaxation et de méditation, ça marche !!!

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Appartenant au milieu de la presse écrite, je suis une habituée de la vie à 200 à l’heure, avec ses joies mais aussi, de plus en plus, en prenant de l’âge, avec son revers de médaille. La fatigue chronique due au manque de sommeil, aux excès en tous genres et à la pression des bouclages finit par peser lourd, très lourd, sur l’organisme comme sur le mental et je suis obligée de reconnaître que je fais désormais partie de la communauté grandissante des victimes du stress… Etant en bonne place pour connaître les derniers « trucs » à la mode, j’ai ces derniers mois été maintes fois surprise de lire chez mes confrères – surtout étrangers, il faut bien le dire – que la méditation était en passe de devenir le « must » chez les cadres supérieurs en mal de joie de vivre. En Allemagne, en Grande-Bretagne, en Europe du Nord, elle semble entrée dans les mœurs et en octobre dernier, elle faisait même la une du magazine américain TIME ; en France aussi, elle commence à se défaire de son aura baba-cool pour intéresser un public plus vaste aussi bien que nos dirigeants et nos scientifiques : les premiers la pratiquent, les seconds l’étudient, et leurs découvertes sont surprenantes !

C’est donc à la fois par intérêt personnel et professionnel que je m’étais mise à chercher ce qui se faisait de mieux (tant qu’à faire !) en matière de méditation dans notre douce France, lorsqu’un matin, je trouve sur mon bureau en service de presse deux nouveautés parues aux Editions Jouvence : Manuel de thérapie euphonique par l’attention (T.E.A.) et Mobilisez vos forces de guérison par la T.E.A. Je feuillette les deux ouvrages un peu distraitement d’abord, puis me laisse emporter par un discours sensé, intelligent, clair et pragmatique. Aucune fioriture, aucune tentative de séduction (je les dépiste par déformation professionnelle), je dirais même « au contraire » ! L’auteur, Idris Lahore, semble tellement convaincu de ce qu’il avance qu’il n’a aucun besoin de convaincre qui que ce soit : la T.E.A. est là, disponible pour tous, elle fonctionne et c’est pour lui une évidence, il n’a rien à prouver… La chose m’intrigue, je me renseigne en un ou deux coups de fil, Idris Lahore, médecin de formation, est connu tant pour son professionnalisme que pour ses connaissances en matière de santé, aussi bien des méthodes traditionnelles que des recherches de pointe.

Manuel de thérapie euphonique par l’attention : Les principes essentiels

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Dans les deux ouvrages sus cités, Idris Lahore nous enjoint à nous autres, gens stressés et pressés, de nous donner à nous-mêmes de l’attention : l’attention est une nourriture dont nous sommes affamés depuis l’enfance, et nul autre que nous-mêmes pouvons désormais nous la donner… Et, visiblement, ce n’est pas en faisant du body-building, des régimes draconiens ni des razzias dans les boutiques de mode ou les instituts de beauté que l’on se donne l’attention dont on a besoin, mais en faisant attention à soi, en étant conscient de soi, de son corps, de ses émotions, de ses pensées : voilà ce qui « permet de passer d’un état immature, maladif ou endormi à soi-même à un état équilibré, sain ou éveillé à soi-même. Et l’être humain est la seule créature vivante capable de se donner ainsi de l’attention »… Je vous parlais d’évidence, vous voyez ce que je veux dire ? En tout cas, le discours a fait vibrer en moi une corde d’insatisfaction avec la vie superficielle et éreintante que je mène depuis trop longtemps. Envie d’autre chose.

En fin d’ouvrage, l’éditeur indique, outre un certain nombre de CDs et cassettes vidéo, que la méthode est pratiquée au Clos Ermitage du Hohwald, en Alsace. Et me voilà partante pour une journée d’initiation à la T.E.A.

Assise dans un cercle d’une vingtaine de personnes, je contemple devant moi les contreforts des Vosges et leurs hauts et sombres sapins, au milieu d’une salle cossue, confortable et paisible, aux murs couverts jusqu’à mi-hauteur de boiseries d’époque et au sol couvert de tapis d’Orient. Ennea Tess Griffith, dont on m’a dit qu’elle est « l’âme de ce lieu », est là parmi nous, droite et pourtant détendue et souriante sur son coussin. Pour démarrer la journée, elle nous propose une séance de T.E.A. en assise, que j’aborde avec un zeste de méfiance et d’inconfort. Je n’ai pas l’habitude de me laisser aller, de perdre mon self-control et je suis tout sauf une inconsolable du mouvement hippy ou une adepte des fantasmes New Age. Alors, la méditation… Mais bon, ma curiosité reprend le dessus et, cela dit, Madame Griffith ne nous a en aucun cas promis une incursion dans un quelconque nirvana interplanétaire, bien au contraire, elle a les pieds bien ancrés sur la terre et sa présentation de la journée a plutôt eu l’heur de me réconforter : un discours rationnel, voire scientifique, des arguments clairs et sans la moindre faille dans laquelle aurait pu se glisser mon esprit hyper cartésien et critique… Même impression qu’avec les écrits de ce fameux Idris Lahore, celui-là même qui l’a formée, d’ailleurs. Mais quand même, je trouve bien étrange et un peu insécurisant d’être aujourd’hui « assise à genoux » sur un minuscule tabouret répondant, je l’apprendrai au moment de la pause, au nom exotique et un peu barbare de « shoggi » (les mini-poufs de certains autres pratiquants s’appelant « zafu » et demandant encore plus de souplesse dans les genoux pour y rester immobile pendant des dizaines de minutes d’affilée…)

Et en effet, même dix minutes d’immobilité, c’est long, quand on n’a pas l’habitude ! Madame Griffith nous a invités à rester tranquillement assis là, simplement à maintenir la colonne vertébrale droite et à observer notre respiration, la succession de l’inspiration et de l’expiration. Je crois que je n’ai pas réussi à maintenir mon attention sur plus de cinq ou six respirations complètes à la fois, obsédée que j’étais par le goût rêvé de la cigarette que j’allais allumer à la première occasion ! Navrant constat, moi qui me targue d’avoir de grandes capacités de concentration ! Heureusement, Madame Griffith, je l’appellerai rapidement Ennea (tant sa simplicité est grande ; sans aucune trace pourtant de cette familiarité qui me hérisse le poil dans ces milieux où il est de bon ton d’être à tu et à toi au bout de cinq minutes de promiscuité !), Ennea donc, nous rappelle justement le leitmotiv même de la TEA : accepter tout ce qu’on voit sans juger, et tout laisser passer… Si, par exemple, une pensée me vient tandis que « j’observe », je ne la suis pas, je ne l’alimente pas, je l’identifie et je la laisse retourner au néant dont elle est sortie. Justement ce que je n’ai pas tout de suite réussi à faire avec ma cigarette, qui a occupé une bonne partie de ma première expérience de la TEA en assise. Nervosité oblige, je suppose. Cela dit, lorsqu’elle nous proposera de nouveau une séance de T.E.A. en assise en fin de la matinée, je réaliserai avec étonnement que la chose commence à me plaire, à me détendre, à me faire du bien… même si j’ai oublié plusieurs fois, à force de vouloir « observer », comment faire pour respirer !

Nous poursuivons notre découverte par une séance de TEAM, ou Techniques Euphoniques par l’Attention en Mouvement, lors de laquelle il s’agira de pratiquer divers enchaînements à la fois simples et surprenants, tout en continuant à observer tranquillement, à être conscient des mouvements, de la respiration, de ce qui nous entoure… Je me laisse séduire par la beauté de certains gestes et je me rends compte que la douleur chronique dont je souffre sous l’omoplate gauche a perdu en intensité dès le premier enchaînement, qui s’appelait je crois, la Fontaine jaillissante. Je redécouvre autrement ce corps à qui je fais depuis si longtemps subir des violences en tous genres. Rien de cela ici : la douceur, la grâce, ce qui n’empêche d’ailleurs pas le tonus et la fermeté. Je me redécouvre souple et heureuse de bouger, moi qui n’aime le sport qu’à la télé et encore, et qui vais chaque semaine à reculons à mon cours d’abdo fessiers !!!


A propos de tonus, nous serons ensuite gratifiés d’un avant-goût de ce que peut être la TEA dynamique (ce Mr Lahore a décidément pensé à tout !), conçue pour contrebalancer l’excès de sédentarité et donc pour muscler et fortifier l’organisme tout entier. Ennea nous emmène pour une marche très rapide et silencieuse autour de la propriété : elle parle peu, si ce n’est pour nous offrir un mot d’encouragement, son allure est à la limite du jogging. D’ailleurs, l’idée est de pouvoir maintenir le rythme maximum tout en parlant sans essoufflement. Mais je sens qu’elle a ralenti pour s’adapter à notre allure globalement pesante et maladroite, à notre souffle plutôt court et rouillé mais que, laissée à elle-même, elle bondirait comme une gazelle, ou plus autochtone, comme une biche à travers prés… La promenade a été apéritive et m’a coupé l’envie de la traditionnelle cigarette que je fume avant de passer à table…

Pendant le déjeuner gastronomique quoique biologique et végétarien ( !), Ennea, fine pédagogue, propose un exercice à ceux qui ont envie d’optimiser leur journée : jouer avec la vie qui est là devant nous et explorer pendant le repas le maintien de l’attention aux gestes, aux paroles, aux saveurs, aux odeurs, aux bruits, et même aux émotions ou aux pensées qui peuvent survenir. Sans jamais être directive ni autoritaire, aucune obligation, aucun jugement, chacun est libre et assume. Ce qui se dégage de cette jeune femme longiligne : une grande féminité et une étonnante « profondeur », le mot me vient sans que je sache vraiment ce qu’il cache ; envie tout à la fois de savoir qui elle est et de ne pas heurter son infinie discrétion ; à la fois amie et inconnue ; fascinante. Ici, tous la croisent et la saluent avec de grands sourires chaleureux et respectueux. Jusqu’au moment où je réalise qu’ils font de même avec moi… et avec tous les autres ! D’ailleurs, il règne dans cet Ermitage une ambiance bien particulière, on aurait envie de s’y lover. La TEA pourrait-elle, si vite, métamorphoser la cérébrale que je suis en une poupée de chiffons toute molle ? Horreur ! Mefiat ! Ressaisissons-nous, je ne vais pas baisser ma garde si vite !

Mon cerveau est quelque peu ébranlé et pour ne pas perdre la face, je me remémore les arguments qui m’ont convaincue d’essayer cette méthode inédite. Et cela me rassure instantanément : en effet, la TEA n’est pas le dernier truc à la mode : ni pour post-soixante-huitards attardés, ni pour adeptes du Nouvel Age, ni même pour Parisiens branchés. Les dernières recherches scientifiques donnent raison à tous ceux qui font un travail d’attention à soi, que ce soit par la méditation ou la TEA, qui en est la voie royale. Les avantages sont nombreux et désormais visibles grâce à l’imagerie médicale. On sait par exemple que le travail d’attention à soi active le système immunitaire et qu’il réduit considérablement les effets néfastes du stress, en agissant sur les zones préfrontales du cerveau ; certains chercheurs disent même qu’elles restructurent celui-ci lorsque les cellules cérébrales sont trop sollicitées par de trop grosses quantités d’informations sensorielles, et plus particulièrement visuelles, comme avec les écrans d’ordinateurs. Les techniques d’attention, sous une forme ou une autre, sont une aide précieuse dans le traitement de maladies chroniques comme le cancer, le sida, les troubles cardio-vasculaires ou dans le cas de problèmes psy tels que la dépression, l’hyperactivité, les troubles de mémoire, de concentration… Nombreuses sont les expériences scientifiques qui, depuis bientôt un demi-siècle, ne cessent d’allonger la liste des bienfaits de la pratique.

Pas étonnant, dans ces circonstances, que la méditation fasse un tabac outre-Atlantique : 10 millions d’Américains adultes déclarent la pratiquer de façon régulière, soit deux fois plus qu’il y a dix ans. Les cours de méditation attirent désormais le citoyen lambda et non plus seulement les adeptes du Larzac ou les fans de cristaux. Chose plus surprenante encore : elle séduit ceux-là même qui, pour des raisons culturelles autant que professionnelles, sont les moins aptes à s’en laisser conter en termes de lâcher prise et d’attention à soi : j’ai nommé les cadres supérieurs, directeurs, managers et autres chefs d’entreprise qui s’adonnent désormais à l’assise silencieuse pour le plus grand bien de leurs artères et de leur entourage. D’ailleurs, la pratique est en passe de devenir incontournable. Imaginez plutôt ! On fait désormais de la TEA à l’école, à l’hôpital, en usine, en entreprise et même en prison !

Donc même en France, la méditation se démystifie et se popularise, et comme l’indiquait le dossier du TIME, ses diverses techniques se rationalisent. « De nos jours, on brûle moins d’encens, tout en gardant un zeste de philosophie bouddhiste ; on continue à croire qu’en s’asseyant en silence pendant 20 à 40 minutes par jour et en se concentrant activement sur sa respiration, sur un mot ou sur une image, on peut s’éduquer à porter son attention sur le présent et non sur le passé ou sur le futur, transcendant ainsi la réalité pour l’accepter pleinement. »

« C’est par la répétition que les connexions synaptiques se sont installées sur un mode défectueux. C’est par la répétition qu’elles se déferont progressivement et se réorganiseront selon une configuration permettant une meilleure adaptation à l’environnement », déclare le Dr Peired, qui pratique et a mené diverses recherches en matière de TEA. Il existe des dizaines de variantes de ces pratiques répétitives, depuis la relaxation jusqu’aux techniques des yogis hindous capables de braver à peu près nus les glaces himalayennes en augmentant à volonté leur température corporelle. Insensibilité au froid, au chaud, aux brûlures, au bruit de coup de feu… (aux clous, à la manière des fakirs de l’Inde ?)… Le but de tous ces exploits m’échappe, si ce n’est pour le folklore, et me semblent de peu d’intérêt pour nous, mais… avec une pratique un peu moins excessive, il me semble qu’il n’est pas sans intérêt pour nous d’endurcir un peu notre organisme contre les agressions de notre vie moderne… Rester cool face aux événements extérieurs est bien évidemment une garantie de longévité… Rythme cardiaque apaisé, tension artérielle stabilisée, sans parler des bienfaits de ces fameuses ondes thêta qui nous envahissent lorsque nous sombrons dans les bras de Morphée, sauf que là, nous restons parfaitement réveillés, parfaitement calmes et parfaitement souriants… Le rêve, non ?

D’autant que lesdites ondes thêta elles aussi participent du traitement de l’information sensorielle et contribuent à abaisser l’activité du lobe pariétal, zone cérébrale située près du sommet du crâne et qui sert à nous orienter dans l’espace et le temps. On a alors l’impression d’être plus relié aux choses, de mieux comprendre nos automatismes, nos mécanismes, nos interactions, en un mot, disait Idris Lahore, « on devient plus intelligent et plus sympathique avec soi-même et avec les autres » (On se rend bizarrement compte qu’on reconnaît plus facilement leurs qualités et qu’on reste moins accroché à leurs défauts). On devient plus créatif, aussi. Là, je suis preneur !

La journée, et j’en suis la première étonnée, passe à grande vitesse : je n’aurais jamais imaginé être capable de « juste observer » sans m’ennuyer, sans avoir envie de fuir loin d’ici pour retrouver mon cher bureau enfumé. Nous pratiquons d’autres séances de TEA en assise, en mouvement et aussi « synchrone », faite pour déclencher le réflexe euphonique de détente. Il s’agit de rester assis tranquillement – et pas nécessairement sur un shoggi, mais sur une chaise normale, à condition de maintenir le dos droit – de porter son attention sur sa respiration sans la changer tout en écoutant une musique spécialement conçue comme support de l’exercice. Progressivement, la respiration se cale sur le rythme musical et induit un état de calme et de détente. Je le testerai dès mon voyage de retour : Ennea m’ayant offert l’un de ses CD de relaxation, je décide, après avoir rongé mon frein pendant une vingtaine de minutes dans les embouteillages habituels des retours de week-ends vers la capitale, d’utiliser l’outil en question pour me détendre et accepter mon triste sort…

Lors de ma pause autoroute obligatoire deux heures environ auparavant, je m’étais adonnée avec plaisir à la pratique de « la minute euphonique ». un enchaînement facile à mémoriser et amusant à pratiquer, concocté par Idris Lahore et consistant en la contraction puis le relâchement immédiat de quasiment tous les groupes musculaires du corps (plus de 400, si je ne m’abuse), le tout en une minute, comme son nom l’indique. Dès la première fois, sous la guidance d’Ennea, j’avais été surprise de ses effets : j’ai depuis fort longtemps un problème de frilosité dû à une mauvaise circulation sanguine et lymphatique ; cette minute euphonique, je l’avais vécue comme un véritable « coup de fouet » sur mon organisme un peu endormi, avec regain d’énergie et d’enthousiasme immédiat. A tel point que sentant le froid et le sommeil m’envahir après des heures de conduite dans la nuit hivernale, je m’étais garée sur une aire de repos et, avant d’allumer une cigarette, je m’étais proposé de refaire cet enchaînement… Mêmes résultats immédiats : sensation de réveil, de meilleure circulation générale et donc de chaleur tonique ; aucun problème pour reprendre le volant et poursuivre ma route.

Le Clos Ermitage du Hohwald est donc, contrairement à mon idée de départ, un lieu où je retournerai ! Je rentre de mon initiation à la TEA avec un arsenal d’outils simples mais efficaces. J’ai pris tout le calendrier de leurs stages et autres programmes wellness, et c’est un calendrier chargé : ils organisent des activités de ressourcement tout au long de l’année ! Je n’ai pas oublié d’acheter pour ma vieille mère un bon cadeau pour un séjour de son choix et je me réjouis d’avance de l’accompagner : tandis que je la remettrai en toute confiance entre les mains d’Ennea ou d’Emma, sa plus proche collaboratrice, je me ferai un plaisir de me glisser dans le jacuzzi, voire dans le sauna ou même dans la piscine, histoire de me donner bonne conscience avant de m’attabler avec ardeur pour un repas végétarien mais néanmoins princier. Et puis, je vais déployer tous mes atouts pour convaincre mon boss, pas commode hélas celui-là, d’organiser au Clos Ermitage notre prochain séminaire d’entreprise (c’est une de leurs spécialités). Voilà qui mettrait de l’huile dans les rouages de notre collaboration… Mais ceci est une autre histoire.

Auteur : Idris Lahore

TEA et science

La TEA, qu’est-ce que c’est ?

D’après le Dr Peired, la TEA est l’application dans le cadre du bien-être et de la santé, de techniques utilisées dans d’autres domaines et qui sont d’autant plus efficaces entre les mains des médecins.


La TEA peut être appliquée plus spécifiquement aux managers – elle les déstresse et les rend plus efficaces -, aux personnes âgées, aux femmes qui se préparent à l’accouchement… Actuellement, une expérience est menée en prison, auprès de détenus, dont nous savons que le niveau de stress est parmi les plus élevés de la population. Les techniques de relaxation de la TEA sont développées de façon plus spécifique pour les personnes malades et adaptées à chaque situation pathologique par l’attention particulière portée sur les zones ou organes malades que le patient a tendance à esquiver, ainsi que par les techniques particulières de visualisation.


L’apport spécifique de la TEA par rapport aux autres méthodes est la mobilisation de l’attention également dans le mouvement. Ces mouvements sont utilisés dans la TEA un peu à la manière du yoga, mais ils sont beaucoup plus faciles à réaliser et abordables par tous, quel que soit l’âge. La méthode est adaptée aux enfants comme aux seniors, voire aux personnes très âgées ou même alitées. Dans le cadre de la douleur chronique, où une prise en charge multidisciplinaire est nécessaire et où les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes des patients, la TEA conduit à des résultats tangibles, tout en responsabilisant le patient et en lui permettant de découvrir l’étendue de ses propres ressources.

Comment fonctionne la TEA ? Son support neurobiologique

L’état d’attention induit une bascule de l’hyperactivité orthosympathique vers l’activité parasympathique (ce qu’Idris Lahore appelle le « réflexe euphonique de détente » sur lequel se fonde toute la TEA) initiant un retour vers un état d’équilibre neurovégétatif. Ce basculement entraîne un meilleur fonctionnement de tous les systèmes organiques (respiratoire, cardiovasculaire, hormonal…), une détente musculaire, un effet anxiolytique et relaxant, ainsi qu’un accroissement des performances cognitives. L’état de stress induisant une désynchronisation de tous les biorythmes, le retour au calme permet leur re-synchronisation progressive ainsi que l’installation des rythmes ultradiens de régénération, bloqués par l’hyperactivité adrénergique auto-entretenue.


L’état d’attention permet également de séparer les perceptions sensorielles et les états émotionnels générés par le cerveau limbique, ainsi que les pensées issues du fonctionnement cortical. Cette perception du fonctionnement séparé des trois étages du cerveau, physique, émotionnel et cognitif, permet de désamorcer au fur et à mesure les emballements du système neurovégétatif, toujours grâce au réflexe euphonique de détente.


Par conséquent, l’état d’attention permet une observation de ses propres fonctionnements cérébraux et peut amener le pratiquant à une meilleure connaissance de soi, et par là une connaissance des causes profondes de son mal-être ou de sa maladie, inscrits dans des circuits neuronaux à la fois inadéquats et constamment utilisés, ouvrant la voie vers la guérison.

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