Parfois, nous n’arrivons pas à résoudre les problèmes par la médecine, les psychothérapies, le coaching, les constellations familiales et ancestrales.
Il nous est possible de nous adresser à cette force supérieure, cette force spirituelle, ou la force de l’Origine, d’où tout vient et où tout retourne. Parfois, nous pouvons lui demander d’intervenir au niveau des problèmes que nous n’arrivons pas à résoudre avec les autres moyens.
C’est le travail au niveau du souffle de l’Esprit, au-delà du mouvement de l’âme et de toutes les autres représentations et constellations.

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Les trois racines de nos souffrances humaines

L’être humain ne peut vivre que parce qu’il est en connexion avec trois racines.

La racine spirituelle


C’est la source originelle d’où viennent toutes les manifestations de la vie.


Tout a commencé avec quelques atomes, porteurs d’information. Et toute information est de nature plus subtile que la matière elle-même. Aussi même les matérialistes peuvent l’appeler la racine spirituelle.

La racine ancestrale ou terrestre


Elle nous ramène aux origines de l’espèce humaine, jusqu’à la source du premier ancêtre. C’est la racine de la terre ou des terres d’origine de nos ancêtres.


De là vient une forme d’énergie.

La racine du sang ou de la famille.


Ce sont nos parents, nos frères et sœurs.

Nous pouvons vivre toutes sortes de perturbations parce que notre connexion à l’une des trois racines est perturbée.
Ces perturbations seront le mal être, la maladie, les échecs dans notre vie familiale, professionnelle, sociale et spirituelle.

La vision et le travail systémique est de mettre en évidence au niveau de quelle racine se trouve la perturbation. Une perturbation de ces racines correspond à un blocage dans le flux de la vie, dans le flux de l’énergie. Après la mise en évidence de ce blocage, nous pouvons permettre à l’énergie ou à la vie de s’écouler. Il est facile de mettre en évidence l’endroit du trouble, si on connait les principes d’écoulement des flux d’énergie.

Les trois dynamiques de la vie

Il y a trois principes.


D’où venons-nous ?


Un homme et une femme se sont rencontrés sexuellement. Ils ont mis à disposition une cellule. Alors, nous avons commencé notre vie.


Les deux principes qui dirigent la vie de chacun :

Le principe du lien ou de l’appartenance


Une cellule commence à appartenir à une autre. Ces deux cellules se lient à un autre être vivant. C’est le principe du lien.


Alors, elles entrent dans la deuxième dynamique : elles croissent et se font leur propre place.


C’est le deuxième principe, la dynamique de croissance, ou de la place juste, ou de la liberté. La liberté de devenir un être selon sa propre nature.


Tout au long de notre vie, nous sommes en contact avec ces deux dynamiques.


Pendant la vie intra utérine, c’est la dynamique du lien qui prédomine.


A partir de la naissance, c’est l’autre principe qui domine : ma place dans le monde et ma croissance libre.


Dès que l’enfant se libère de sa mère, il vit un instant de panique absolue : La peur pour sa vie. Car il sait que sa survie dépend d’un autre.


Tout au cours de la vie, se manifestera un état conflictuel entre ces deux principes de base.


le besoin d’appartenir à un système. Le lien avec une personne ou un système est une nécessité absolue, comme garantie de la survie.


le désir d’être nous même, d’avoir notre place individuelle. Cela dans notre famille, à l’école, dans le milieu social, professionnel, dans la nouvelle famille, au niveau spirituel.


Durant toute la vie, la difficulté sera de trouver l’équilibre entre ces deux dynamiques originelles.

Cet équilibre est régulé par un troisième principe essentiel :

Le principe d’interdépendance


C’est la nécessité de l’équilibre entre donner et recevoir. Plus nous règlerons de problèmes à ce niveau, plus nous règlerons le conflit entre les deux principes précédents.


Recevoir n’est possible que si nous appartenons à quelque chose ou à quelqu’un. (Premier principe), Donner n’est possible que pour quelqu’un qui a reçu et est devenu lui même.(deuxième principe).


On ne peut trouver un équilibre que s’il y a un flux permanent entre donner et recevoir. Nous sommes un lieu de passage. Tout ce qu’on reçoit et qu’on n’arrive pas à redonner crée des stases, des tensions, et nous empêche de vivre librement, de croitre et d’utiliser correctement ce que nous avons reçu. Pour utiliser correctement ce que nous avons reçu, il faut trouver un moyen pour le rendre. Quand on a reçu, avant de rendre, il faut prendre le temps de le transformer. Sinon, ceux qui ne font pas cela s’épuisent et transmettent des choses de mauvaise qualité ; Le principe d’interdépendance est celui de sa propre place dans le monde, au milieu des autres.

Nos problèmes viennent du fait qu’il y a un déséquilibre dans ces trois dynamiques


– Nous n’arrivons pas à être réellement en lien, nous avons l’impression de ne pas appartenir réellement à un système ou un autre.


– Nous ne trouvons pas notre juste place, et donc nous ne pouvons pas nous réaliser nous même.


– Nous ne savons que prendre ou bien nous redonnons trop vite.


Regardons les lieux dans notre vie où nous avons des problèmes à ces trois niveaux.


Les gens ne veulent pas regarder au troisième niveau, là où ils prennent trop et là où ils ne donnent pas assez.


Là est la clé de la santé, du bonheur, de l’équilibre intérieur, de l’équilibre avec les autres et de la réussite dans et de la vie.

Les trois consciences

Nous avons tous une conscience personnelle

C’est celle qui nous permet de nous adapter au premier principe systémique.


Nous voulons défendre notre vie. Comme elle dépend du lien à notre mère et à ceux qui nous nourrissent, nous faisons tout pour qu’ils nous acceptent, nous donnent la nourriture, les vêtements, l’attention. Car s’ils ne nous regardent pas assez, ils vont oublier de nous donner nourriture et chaleur.


Crier, s’agiter pour avoir de l’attention est un processus de survie. C’est comme s’il disait : « Moi, je fais partie des vôtres »


Parfois, l’enfant a l’impression de ne pas appartenir. Alors, il se sent mal, ou coupable de ne pas avoir agi correctement. Ilse dit : « Qu’est ce que j’ai fait de travers ? » Il essaie de « bien » se comporter, pour avoir de l’attention.


Chacun invente une stratégie pour recevoir de l’attention. S’il manifeste sa peur, maman le rassure. S’il est créatif, il reçoit de l’attention. S’il pleure, également.


L’enfant se sent bien quand on lui prête attention. Il se sent mal ou coupable quand on ne lui prête pas assez d’attention.
Dans sa conscience, il existe cette autre dynamique : Je suis un être à part, qui a besoin de réaliser sa propre nature, d’avoir sa propre place. Et il essaie de faire ça.


Il apprend qu’on peut recevoir de ceux qui sont autour. Il apprend que donner ce qu’il a reçu fait qu’il est bien accepté. Il apprend le troisième principe systémique, l’équilibre entre donner et recevoir.


Au début, chacun ne veut l’appliquer qu’à son propre bien être, comme un bébé. En même temps, il veut sa place et n’a cure des autres. Il veut se développer, lui. Avec le temps, il apprend la nécessité de l’équilibre entre donner et recevoir. Il prend ce qu’il veut, il donne ce qu’il veut.


Au départ, l’enfant est centré sur ses besoins essentiels à lui. Il va se rendre compte que partout où ces trois dynamiques de base ne sont pas respectées, c’est la souffrance. Et s’il en était ainsi, le travail des éducateurs, des psychothérapeutes, des médecins serait suffisant.

Le travail systémique nous fait comprendre que notre équilibre ne dépend pas seulement de notre conduite personnelle, et de la bonne volonté de ceux qui sont autour.


Parce que nous appartenons à un système familial et ancestral plus large, ce qui arrive dans une autre partie de notre système, à un ancêtre par exemple, peut avoir une répercussion directe dans notre vie. Par exemple, notre mère n’arrive pas à se comporter comme une mère avec nous. Un enfant n’arrive pas à se conduire selon les trois principes car il est lié négativement à un ancêtre ; ce que l’on appelle être intriqué.


Ce qu’on reçu certains de nos ancêtres s’imprime dans notre propre vie.


Nos problèmes peuvent être aussi la conséquence de notre résonnance à un de nos ancêtres.

Car nous avons une conscience systémique


Nous avons une conscience systémique, qui est comme une force qui pèse sur nous. Elle correspond à une conscience collective de tous ceux qui font partie de notre système familial ou ancestral.


Cette conscience est régie par les mêmes principes que la conscience individuelle :


Au niveau individuel, nous voulons l’attention, ne pas être exclu. Nous voulons notre place.


La conscience systémique veille à ce que tous ceux qui font partie de ce système ne soient pas exclus, à ce que chacun soit à sa juste place, à l’équilibre entre donner et recevoir. Pour ce faire, la conscience systémique agit d’après le deuxième principe, celui de la place, qui est aussi celui de l’ancienneté.


C’est pourquoi nous pouvons être intriqués avec un de nos ancêtres. S’il y a un exclu, la conscience systémique fait en sorte qu’un de ses descendants rappelle qu’il a droit à une place.


Pour rappeler cela, le système lui impose des façons de penser, de ressentir, et même des situations semblables à celles qu’a vécues l’ancêtre.


Par là, il privilégie l’ancien par rapport au nouveau ; c’est comme s’il sacrifiait le nouveau.

Les individus manifestent l’amour pour eux même. Même quand il fait pour un autre, la conscience individuelle fait pour soi même.


La conscience systémique a un amour un peu plus large. Il y a quelqu’un que vous avez rejeté, il faut le réintégrer. Toi, le petit, tu vas faire ça. La conscience systémique veille à ce que chacun appartienne au système et y trouve son équilibre. En même temps, elle privilégie les anciens aux dépends des plus jeunes.

Si on essaie de comprendre le mouvement des consciences, On voit un amour étriqué chez les individus. C’est chacun pour soi, et même si je fais pour un autre, c’est pour recevoir.


On voit un amour un peu plus grand, celui de la conscience systémique. Avec cette bizarrerie : le sacrifice des nouveaux pour les anciens.


Il s’agit là d’une conscience archaïque des anciennes hordes humaines.


La question est : « Peut-on appeler cela de l’amour ? »


De plus, cette conscience et cet amour du système a un autre effet : elle n’a pas d’amour pour ceux qui n’appartiennent pas au système. Cette conscience du système familial s’oppose à la conscience d’autres systèmes, d’autres familles.


Ainsi, il n’est pas indifférent d’entrer dans une famille ou une autre, car les familles sont closes. C’est la même chose pour les systèmes nationaux, professionnels, religieux. Là, dans les systèmes religieux, c’est bien plus dramatique encore.
C’est la cause la plus fondamentale des conflits entre groupements professionnels, nationaux, les religions…Tout comme la conscience individuelle et l’amour pour soi sont la cause fondamentale des conflits entre individus.


L’amour de soi peut être appelé l’égocentrisme.


L’amour dans un système, c’est l’égocentrisme de ce système par rapport aux autres systèmes.


Pourtant, la question est : « Est ce qu’il y a de l’amour ? »

L’amour véritable


Si vous regardez un petit enfant face à sa mère.


Si vous regardez à la fois l’enfant et sa mère, en les voyant tous deux satisfaits de leur vie.


Avez-vous vu là seulement de la satisfaction égoïste, ou bien soudain, vous avez vu autre chose que ces éléments biologiques et archaïques dont je vous parlais tout à l’heure ?


Evidemment, vous avez vu plus que la résonnance aux trois principes.


Vous avez vu plus que la volonté du lien, plus que la volonté d’exister pour soi, et plus qu’un marchandage entre le donner et le recevoir. Vous avez vu une autre énergie, un autre mouvement. Ce mouvement, on l’appelle le mouvement spirituel, le Souffle de l’Esprit, l’Amour véritable.


Ce mouvement n’a rien à voir avec :


– Le lien entre individus (premier principe systémique)


– L’amour de soi (mouvement vers la croissance et la libération)


– L’équilibre entre donner et recevoir, et les marchandages


Quand on observe un enfant et sa mère, on découvre l’amour qui les entoure et les unit.


C’est cela qui existe entre vous et ceux que vous aimez. C’est cela qui disparaît quand il ne reste que le lien avec ceux que vous avez aimés.


C’est ce qui explique pourquoi les gens, qui se sont mariés parce qu’ils s‘aimaient, restent encore ensemble quand ils ne s’aiment plus, car il y a une autre force encore : la force du lien, La force de l’appartenance à un système, ce système de couple ou de famille.

L’amour est en fait un mouvement qui est supérieur à ça


Même les gens les plus matérialistes peuvent se dire qu’il existe cette dimension supérieure qui se rajoute à toutes les autres.

C’est cela que nous appelons la dimension spirituelle, et l’amour spirituel.


Nous avons vu que :


– L’amour individuel exclut les autres car il cherche le bien pour lui


– L’amour systémique exclut les autres systèmes


La conscience spirituelle ou l’amour spirituel englobe tous les individus et tous les systèmes.


Le mouvement de cet amour ou de ce principe spirituel est toujours d’inclure tout être et toute chose, de toujours tout réconcilier, même les choses qui ne sont pas réconciliables aux autres niveaux.


L’idée du bien et du mal est différente selon les individus, et aussi selon les systèmes (religieux, politiques, hommes et femmes…Toutes ces idées s’opposent et créent de conflits.


La conscience spirituelle est comme le soleil, elle éclaire le bien et le mal. Elle est comme la pluie, qui tombe su les bons et les méchants, les justes ou les injustes. C’est ce que disait Jésus Christ de son père. Il existe une dimension supérieure qui inclut le juste et l’injuste, et peut transformer le bien et le mal en quelque chose de supérieur à tout cela.

Parfois, nous n’arrivons pas à résoudre les problèmes par la médecine, les psychothérapies, le coaching, les constellations familiales et ancestrales.


Il nous est possible de nous adresser à cette force supérieure, cette force spirituelle, ou la force de l’Origine, d’où tout vient et où tout retourne. Parfois, nous pouvons lui demander d’intervenir au niveau des problèmes que nous n’arrivons pas à résoudre avec les autres moyens.


C’est le travail au niveau du souffle de l’Esprit, au-delà du mouvement de l’âme et de toutes les autres représentations et constellations.

Auteur : Bernard Maufras


Pour tout renseignement, contactez Coline d’Aubret à l’adresse coline.daubret[at]wanadoo.fr remplacer [at] par @) ou constellations-lahore.com

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