Dans cette lettre à la rédaction du magazine Hegel, Françoise Moulin, philologue, réagit à l’article « De l’homme biochimique à l’homme informationnel : vers une « Physiomique intégrée » et le nouveau concept en « soins complémentaires » rationnels des « Pôles Santé Quantique » » paru sur penser-quantique.com.

Elle y expose sa vision de philologue et les similitudes en matière de santé qu’elle retrouve dans sa discipline, en écho à cet article.

Pour elle, l’homme est avant tout un être « multifacettes » dont on ne saurait soigner les maux sans prendre son être dans sa globalité et de manière systémique.

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Par Françoise Moulin

L’article consacré à la médecine quantique (Hegel Vol. 3 N°4) a fortement fait écho en ma propre vision philologique du monde, tant les correspondances entre cette approche physiomique de l’individu et une vision du sujet littéraire dans sa globalité sont grandes.

Cliquez sur ce lien pour voir l’article d’Hegel Vol. 3 N°4 intitulé : « De l’homme biochimique à l’homme informationnel : vers une « Physiomique intégrée » et le nouveau concept en « soins complémentaires » rationnels des « Pôles Santé Quantique » »

Car il est en effet bien plus question de perception de l’être humain, dans sa globalité agissante, que d’une quelconque démarche de santé pure ou d’analyse textuelle univoque.

Vous parlez de bien-être et de qualité de vie, là où c’est une forme d’appréhension ontologique qui fait résonance chez la philologue : l’Homme -le patient- ne peut se définir comme un « simple » corps souffrant, comme le héros littéraire n’a de sens que considéré dans le récit tout entier, dans ses interactions avec les autres personnages, son histoire de vie et, sans doute, sa propre finitude.

L’étymologie renvoie à une réalité commune : le mot patient, rappelons-le, vient du verbe patire en latin, qui a la double signification de souffrir et de supporter, au sens de la durée.

Le personnage romanesque est lui aussi, tout entier, dans cette attente de l’avènement de ce qui fera sens : l’amour, la foi, l’engagement ou la mort, peu importe, à condition que les péripéties entraînent le héros vers ce qui le rendra vivant à son lecteur. Il n’est pas d’intérêt littéraire sans ce ressort pluriel.

La philologie rejoint le parti-pris systémique de la santé considérée comme la science du vivant réel ; la complexité de l’individu, qui ne peut être réduit à l’une ou l’autre de ses facettes intellectuelles, cognitives, culturelles ou physiques, participe de cette conscience aiguë du monde comme globalité multiple, riche de sa diversité parfois insaisissable.

Je n’existe que si tu me nommes disait Lacan ; je ne te soigne que si je connais la cause de ta souffrance répond, en écho, le médecin attentif à une approche physiomique éclairée.

Une fois encore, tout est une question de regard que, praticien des corps ou philologue des mots, l’on pose sur le monde qui nous entoure, dans sa richesse interactive, infiniment mobile, jamais réduite à tel ou tel courant, domaine, doctrine ou discipline.

Auteur : Françoise Moulin

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