L’épigénétique, en plein essor, ouvre de passionnantes perspectives ! « C’est l’interaction entre l’environnement et l’ADN qui détermine ce que nous sommes », souligne Nathalie Zammatteo. Après avoir écrit un premier ouvrage sur L’impact des émotions sur l’ADN, elle vient de publier, en collaboration avec Marie Botman, L’impact des comportements sur l’ADN (1). Cet ouvrage rend accessible ce sujet complexe, avec un important focus pratique.

Ces biologistes et thérapeutes nous invitent, au travers de l’histoire de vraies jumelles, Marie et Lisa, à découvrir que nos comportements quotidiens peuvent moduler l’expression de nos gènes et créer notre réalité.

Gestion du stress et des émotions, alimentation, activité physique, plaisir et motivation, lien affectif et social : nous pouvons tous agir pour notre bien-être en déployant ces cinq piliers de l’équilibre corps/esprit. Ainsi devenir les chefs d’orchestre de notre santé au coeur de la symphonie du vivant.

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Quelle est la genèse de cet ouvrage, L’impact des comportements sur l’ADN ?

Ce livre est né d’une rencontre, entre deux biologistes, Marie Botman et moi-même. Nous souhaitions partager des expériences et des comportements qui, au quotidien, peuvent être des piliers de notre bien-être. Si on est en bonne santé, ces comportements peuvent nous aider à le rester le plus longtemps possible, et si on est malades, ils nous permettent d’avoir des ressources pour retrouver un équilibre. Nous avons été, toutes deux, confrontées aux conséquences du stress chronique. En ce qui me concerne, j’ai souffert de migraines très invalidantes, que j’évoquais déjà dans mon premier livre, L’impact des émotions sur l’ADN. Marie Botman, elle, a eu un accident de voiture qui a provoqué un stress post-traumatique ; elle a donc suivi des thérapies en lien avec le traumatisme. Nous avions à coeur de partager les pratiques qui nous ont aidées, sans délivrer des « recettes ». En outre, en tant que biologistes, nous avons accès aux articles scientifiques, abondants en matière d’épigénétique. À présent, nous sommes devenues thérapeutes ; nous accompagnons des personnes qui ont des problèmes de santé liés au stress et à la gestion des émotions.

Dans les deux ouvrages, vous illustrez l’impact des émotions et des comportements sur l’ADN au travers de l’histoire de Marie et Lisa. Pourquoi avoir choisi de vous appuyer sur le fil de vie de vraies jumelles ?

Le fait d’écrire cela sous forme d’une histoire avec des jumelles homozygotes, que l’on peut suivre au cours de leur existence, est un merveilleux moyen de faire comprendre ce qu’est l’épigénétique. Elles sont en effet identiques au niveau de leur ADN, puis en fonction de leur histoire, de leur mode de vie, de la façon aussi dont elles vont vivre et interpréter les situations, elles vont fonctionner comme deux personnes de plus en plus différentes au gré du temps qui passe.

L’impact des émotions sur l’ADN

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Comment est-ce possible puisque leur ADN est identique ?

Pour schématiser, l’ADN est fixé dès la conception car il est l’héritage du père et de la mère. Il est cependant soumis à des influences extérieures. Si l’organisme est une maison, le génome en est le plan de construction et l’épigénome (soit l’ensemble des modifications épigénétiques de l’ADN) est le contremaître du chantier ; il donne les instructions pour activer et désactiver certains fichiers, certains gènes. Le terme « épi » signifie « au-dessus » ; il s’agit donc des mécanismes qui viennent au-dessus des gènes pour moduler leur expression. En d’autres termes, l’épigénome tient compte de l’environnement pour donner ses directives. Les recherches menées depuis plus de vingt-cinq ans par Bruce Lipton, auteur du livre Biologie des croyances (2), montrent ainsi que les gènes ne contrôlent pas notre biologie.

Au contraire, ils sont eux-mêmes contrôlés par des signaux provenant de l’extérieur de la cellule, y compris par le contenu de nos pensées et de nos croyances. Et dans La Symphonie du vivant (3), Joël de Rosnay explique que l’ADN peut être influencé par l’environnement personnel, c’est-à-dire le stress, la nutrition, l’activité physique, les relations sociales et affectives, la motivation dans le travail, le lieu de vie… Ce sont ces changements que l’on suit chez Lisa et Marie, au fil de leur parcours de vie.

Cet intérêt pour l’épigénétique vous a été inspiré, du moins en partie, par votre histoire personnelle et vos migraines…

En effet, plus spécifiquement le premier livre, L’impact des émotions sur l’ADN, s’est inscrit dans un contexte familial, en écho à mes migraines. J’ai mis à jour un secret de famille et, inconsciemment, j’ai donné mon deuxième prénom (Marie) et le deuxième prénom de ma soeur (Elisabeth, donc Lisa) aux jumelles. C’est ma soeur qui me l’a fait remarquer ! C’est venu des profondeurs de l’inconscient, et l’écriture a vraiment été thérapeutique.

Le fait d’avoir mis à jour ce secret de famille lié à la lignée maternelle (après avoir construit mon arbre généalogique, une tante en vie a pu m’expliquer ce qui s’était passé), les migraines ont cessé du jour au lendemain !

Suite à ça, j’ai orienté mes lectures et fait des thérapies énergétiques, de l’acupuncture, et une approche dont je parle dans les deux livres : la cohérence somato-psychique. En lisant Aïe mes aïeux, d’Anne Ancelin-Schützenberger (4), j’ai découvert que les traumatismes peuvent se transmettre de génération en génération.

Cette transmission a dû interpeller la biologiste que vous êtes ?!

(Rire) Oui, et en allant voir ce qui avait été publié sur le sujet, j’ai découvert que l’épigénétique en parle. Ces cicatrices émotionnelles peuvent se transmettre sous certaines conditions. D’où le premier livre sur l’impact des émotions sur l’ADN. Grâce à une amie, j’ai visionné une vidéo de la généticienne Ariane Giacobino qui fait des consultations génétiques pour détecter les prédispositions de maladies génétiques au sein d’une même famille, mais elle peut aussi détecter les marques épigénétiques. Dans ce bref reportage, elle montrait que, dans les cas d’inceste, des « cicatrices » épigénétiques empêchent un gène de s’exprimer ; c’est le récepteur au cortisol, qui joue un rôle-clé dans la régulation de la réponse au stress. Face au stress, nous allons produire des hormones de réponse au stress, et une fois que le danger est écarté, nous régulons et le taux des hormones de stress diminue dans l’organisme. C’est ce gène-là qui joue le rôle de régulation.

S’il ne s’exprime pas, le cortisol va être libéré en continu dans l’organisme, comme si le stress n’arrivait pas à être régulé, avec, à la clé, de possibles pathologies (dépression, etc.).

Ce dérèglement se transmet-il aussi aux générations suivantes ?

C’est ça qui est incroyable ! Ariane Giacobino décrit ainsi le cas d’une famille où une fille a été violée par son père et a eu un enfant né de ce viol.

On a là trois générations : la mère, la fille qui a été violée et la petite-fille née du viol. La généticienne a étudié ce fameux récepteur au cortisol ; au niveau de la petite-fille, ce gène était presque totalement inhibé, alors qu’elle n’avait pas vécu elle-même le traumatisme. Bien sûr, sa maman était profondément choquée, puisque c’est elle qui avait subi le viol ; elle avait donc ce gène partiellement inhibé, mais c’était bien la petite-fille qui avait la cicatrice la plus marquée. Après avoir vu cette vidéo, j’ai réalisé à quel point c’était important de communiquer sur ce sujet, car la conclusion, c’est que ces marques sont réversibles ! Si vous avez vécu des traumatismes, l’épigénétique permet un retour à la santé, donc il est essentiel de se faire accompagner par des thérapeutes. D’où l’envie d’écrire ces deux livres sur l’épigénétique pour que chacun puisse être pleinement acteur de sa vie, de sa santé.

Dans L’impact des comportements sur l’ADN, vous décrivez cinq comportements-piliers à même de moduler l’expression de nos gènes et d’agir pour notre santé. S’il fallait en privilégier un, lequel serait-ce ?

Le premier (comportement) décrit dans le livre est essentiel : il s’agit de la régulation du stress et des émotions. Avec, en corollaire, le fait de développer des qualités de bienveillance envers soi-même, en particulier par rapport à nos stresseurs internes. En effet, on sait, études à l’appui, qu’à peu près 10% de notre réponse au stress est déclenchée par des événements réels ou des facteurs survenant dans notre environnement : par exemple, je suis en voiture, un animal traverse, je freine brutalement… Ce qui signifie que 90 % de notre stress va être déclenché par nos propres constructions mentales – des pensées, des ruminations, des croyances – qui vont activer la réponse au stress. Il s’agit là d’un stress que l’on se crée soi-même.

Les approches comme la méditation de pleine conscience vont nous apprendre à voir les pensées sans s’identifier à elles. Ces pratiques vont donc permettre d’éviter de déclencher près de 90 % de la réponse au stress ! Si réguler le stress et les émotions est le point de départ, en parallèle, il s’agit d’accepter les émotions que l’on vit. Les émotions sont des messages de notre corps qui nous renseignent sur notre état et nous montrent si nos besoins sont satisfaits ou pas. Apprendre à reconnaître nos émotions, à les accueillir dans notre corps, nous permet de mieux les voir et de comprendre leur message, pour pouvoir répondre pleinement à ce qui est sollicité.

Qu’en est-il des autres comportements décrits dans le livre : la nutrition, l’activité physique, le plaisir et la motivation, le réseau social et affectif ?

Ils vont agir en synergie… et cela va plus loin que la simple addition de ces différents comportements bénéfiques. Pour l’expliquer, nous utilisons une métaphore parlante, qui vient de mon amie et co-auteure, Marie Botman, à travers l’exemple d’une forêt. Cette forêt, c’est notre ADN. Si nous avons une forêt luxuriante, humide, pleine de biodiversité, de ressources, on peut dire, à l’image de notre corps, que c’est une forêt en pleine santé. Elle a les ressources pour faire face à toutes les situations. Dans une telle forêt, s’il survient une étincelle, elle pourra rapidement être éteinte et il n’y aura pas d’incendie, car cette forêt aura toutes les ressources pour s’adapter à cette situation, à cet imprévu. Par contre, si notre organisme est à l’image d’une forêt desséchée, épuisée, elle manquera de ressources, donc l’événement inattendu, l’étincelle, pourra déclencher un incendie, capable de se propager et d’engendrer de sérieux dégâts. Les comportements que nous proposons dans notre livre, sont ceux qui, en écho à cette belle forêt luxuriante, permettent d’avoir les ressources optimales pour faire face à toutes les situations. C’est la synergie entre tous ces comportements qui va permettre de faire pencher la balance vers la santé et la prévention des maladies. A contrario, si on est soumis à des stress répétés qui s’installent en chronicité, on bascule peu à peu vers cette fameuse forêt desséchée, dans laquelle le moindre événement inattendu aura des effets dévastateurs.

Comment fait-on pour activer cette synergie ?

C’est progressif. Il faut d’abord arriver à réguler notre stress ; développer ces qualités de bienveillance envers soi-même pour être bien. L’alimentation et l’activité physique vont ensuite nous permettre de nous sentir encore mieux – en prenant soin de nous, en étant conscient de ce que l’on mange, de la qualité des aliments… Les exercices physiques, eux, vont libérer les tensions liées aux épisodes de stress et remettre de la fluidité dans le corps. Nous régulerons ensuite mieux les épisodes de stress. Puisqu’on se sent mieux, nous pourrons chercher à être bien dans l’action, dans le lien aux autres. C’est le quatrième chapitre du livre, qui s’attelle à tout ce qui va nous permettre d’être heureux, motivé, au coeur de la relation. Si nous exerçons une activité ou que nous avons des moments de ressourcement où nous nous épanouissons, la relation aux autres va être facilitée. Si nous allons bien, si nous allons mieux, les bienfaits dépassent notre personne et diffusent vers les autres, vers le monde. C’est toute la société qui peut aller mieux ! Mais tout part de soi, en se réappropriant pleinement les signaux de notre corps pour arriver à les reconnaître, les décoder. La pratique de la pleine conscience permet de soutenir et de renforcer ces cinq piliers du bien-être qui peuvent agir ensemble en se renforçant mutuellement. Mais d’autres pratiques (yoga, qi gong, tai chi, etc.) vont dans le même sens.

Même si on s’aménage des pauses, il n’est pas simple de prendre du recul dans notre société hyperconnectée, noyée sous le flux d’informations…

Vous avez raison de le souligner. Même s’il est important de se tenir informés, regarder des images répétitives ou écouter les nouvelles en boucle va nous mettre dans un état de stress prolongé. C’est d’autant plus vrai si les événements se passent loin de nous (ou hors de notre portée d’action), tout simplement parce qu’alors nous nous sentons impuissants à agir. S’il est facile d’aider et d’avoir de l’empathie pour des personnes à proximité (cette empathie fait intrinsèquement partie de nous, depuis nos ancêtres, les hominidés), par contre, on ne peut pas avoir de l’empathie pour 7 milliards de personnes. Face à ce sentiment d’impuissance, nous aurons tendance à nous prostrer, à nous immobiliser ; on est dans l’inhibition de l’action, or c’est la situation la moins adaptée pour réguler le stress… et on va rester dans cet état-là. C’est le fameux mécanisme de défense le plus archaïque : le coupe-circuit. Quand il y a eu les attentats à Bruxelles en 2016, j’allais rendre visite à ma maman, âgée alors de 80 ans. Je l’ai retrouvée sidérée devant sa télévision, en train de regarder les informations en boucle.

Elle ne cessait de répéter : « J’ai l’impression de revivre la guerre ! ». J’ai éteint la télé. Je ne dis pas qu’il ne faut pas s’informer, mais ça fait partie de notre responsabilité de pouvoir couper par rapport à ces informations répétitives qui ne vont pas nous aider, si ce n’est maintenir la réponse au stress, inutile dans ces cas-là.

Nous ne sommes pas prédestinés ; c’est la clé de sagesse de votre livre…

Nous avons tenu, Marie et moi, à souligner ce point en conclusion de notre ouvrage. Actuellement, la société est baignée de croyances, de mythes que l’être humain serait guerrier, égoïste et malveillant. Pourtant, dans son article « Non, les hommes n’ont pas toujours fait la guerre », la préhistorienne et directrice de recherche au CNRS, Marylène Patou-Mathis, explique que la guerre ne semble apparaître qu’avec la sédentarisation, la naissance de l’agriculture et de l’économie de production, il y a environ dix mille ans. Par contre, elle explique que ce serait l’empathie, voire l’altruisme qui aurait été le catalyseur de l’humanisation. En effet, l’observation d’ossements a pu révéler que nos ancêtres s’occupaient d’enfants avec des handicaps de naissance, qu’ils soignaient leurs blessures. Dans leurs livres La Bonté humaine et Plaidoyer pour l’altruisme (5), Jacques Lecomte et Matthieu Ricard ont montré qu’il n’y a pas de déterminisme – ni biologique ni social – du bien ou du mal. Nous ne sommes pas prédestinés biologiquement à faire du mal. Les conditions familiales ou sociales peuvent faciliter ou limiter le développement de l’empathie, de l’entraide, mais elles ne le déterminent pas. Prédisposés oui, prédestinés non.

C’est ce que dit aussi l’épigénétique, apprend-on à la lecture de votre livre…

Oui. L’épigénétique le confirme. Nous ne sommes pas les otages de nos gènes. Autrement dit, nous ne sommes pas déterminés génétiquement.

À la naissance, nous recevons de nos parents un bagage génétique et social qui peut être modulé dans le futur par nos comportements. C’est nous qui décidons quel gène nous allons activer ou désactiver. Notre mode de vie peut ainsi faire évoluer l’expression de plus de 80 % de nos gènes. Nos comportements peuvent donc créer le meilleur pour nous-même et les bénéfices peuvent être transmis à nos enfants. La clé pour atteindre cet objectif est d’adopter un mode de vie sain. Cela passe par la gestion du stress, la nutrition, la pratique d’une activité physique régulière (voir encadré, ndlr), la capacité à se faire plaisir (sexualité, danse, lecture, rire…) ou encore l’adoption d’une attitude d’ouverture et solidaire vis-à-vis d’autrui. En conclusion, nos comportements quotidiens modulent en permanence le fonctionnement de nos gènes et créent notre réalité, instant après instant.

Nous disposons d’un libre arbitre pour être pleinement acteur de notre vie ! Ce sont nos choix qui créent notre bien-être.

Propos recueillis par Carine Anselme

(2) Biologie des croyances, Bruce Lipton (Ariane, 2007).
(3) La Symphonie du vivant. Comment l’épigénétique va changer votre
vie, Joël de Rosnay (Les Liens qui Libèrent, 2018).
(4) Aïe, mes aïeux ! Anne Ancelin schützenbeRgeR (Desclée de Brouwer,
2015).
(5) La Bonté humaine : Altruisme, empathie, générosité, Jacques Lecomte (Odile Jacob, 2014) et Plaidoyer pour l’altruisme. La force de la bienveillance, Matthieu RicaRd (Pocket, 2014).

CARNET PRATIQUE

(1) L’impact des comportements sur l’ADN. Quand nos choix créent notre bien-être. La dynamique épigénétique, Nathalie zammatteo et Marie botman (Quintessence, 2020). Ce livre est la suite de L’impact des émotions sur l’ADN, Nathalie zammatteo (Quintessence, 2014). Toutefois les deux livres peuvent se lire indépendamment.

Voir aussi www.emotion-adn.be

Notre mode de vie peut faire évoluer l’expression de plus de 80 % de nos gènes. Nos comportements peuvent donc créer le meilleur pour nous-même et les bénéfices peuvent être transmis à nos enfants.

PRATIQUEZ DE L’EXERCICE PHYSIQUE… C’EST BON POUR VOS ENFANTS !

L’exercice physique et mental n’est pas seulement bénéfique pour le cerveau de celui qui pratique, mais peut aussi favoriser la capacité d’apprentissage de sa future progéniture. « Chez la souris, la capacité d’apprentissage peut être transmise à la génération suivante par l’héritage épigénétique : des souris plongées dans un environnement stimulant propice à une pratique régulière de l’exercice, ont une progéniture qui obtient de meilleurs scores à des tests évaluant l’aptitude d’apprendre. En quelque sorte, le bénéfice cognitif lié à la pratique de l’exercice des souris mâles est transmis à leurs petits. Cette transmission est confirmée chez la progéniture par des connexions renforcées entre les neurones dans la zone de l’apprentissage, l’hippocampe », expliquent Nathalie Zammatteo et Marie Botman (cf. Benito & al. 2018). Comment s’effectue cette transmission ? « Cette forme particulière d’hérédité est médiée par de petits ARN non codants (l’acide ribonucléique est essentiel dans le transport du message génétique et la synthèse des protéines, ndlr), les microARN, qui influencent l’activité des gènes. Ces travaux mettent en lumière que ces molécules s’accumulent après une activité physique et mentale, non seulement dans le cerveau mais aussi dans les cellules germinales. Ces microARN sont transmis par le sperme à la génération suivante en leur apportant ainsi cet avantage cognitif », éclairent-elles. Dès les années 1990, des liens indirects ont pu être mis en évidence entre l’activité physique des femmes enceintes et le cerveau de leur bébé en gestation. Par exemple, une étude de 1996 a établi qu’à l’âge de cinq ans, les enfants de mères ayant pratiqué régulièrement une activité physique adaptée pendant leur grossesse obtenaient de meilleurs résultats aux tests d’intelligence générale et de langage oral que les enfants dont la mère avait fait peu de sport (Clapp 1996). De nouvelles recherches ne cessent de soutenir ces constatations.

« Les bénéfices engendrés par nos comportements sont mémorisés et peuvent être transmis à nos descendants ! » (Extrait de L’impact des émotions sur l’ADN, p. 65-66).

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