La médecine de demain pourra étudier et inclure tous les composants de l’être humain, du plus matériel au plus spirituel.

Elle pourra inclure le médecin comme faisant partie du système de son client/patient.

Elle pourra découvrir comment chaque forme de médecine se place sur une échelle des thérapies ordonnée, et en occupe un niveau précis.

Elle pourra retrouver le sens réel de la maladie : ce sens vit dans l’inconscient collectif de l’humanité, il est simplement occulté depuis quelques siècles…

La maladie survient quand l’être humain a perdu le lien harmonieux entre ses différents corps, quand il a perdu le lien harmonieux avec la nature qui l’entoure, quand il a perdu le lien harmonieux avec son âme et avec son esprit.

Abonnez-vous à nos flux audios :

A la fin de mes études, lors de mon premier remplacement médical, je me trouvais face à un homme qui avait une plaie superficielle. Ne trouvant pas la boîte à sutures dans le cabinet, je lui dis : « Je ne trouve pas les fils, je vais vous mettre une suture collante ».

A la fin de la consultation, le médecin, qui était dans la pièce à côté et avait tout entendu, m’appela et m’énonça avec force cette phrase : On dit : « Votre plaie ne nécessite pas de points de suture, je vais vous mettre une suture américaine ».

D’abord ne pas nuire

Ce fut mon premier contact avec le pouvoir de la parole en médecine. Certes, chacun peut prendre cette phrase au niveau d’une technique de communication, destinée à sauver la face. Pour moi, ce fut le premier pas sur un long chemin. Plus de trente ans plus tard, elle résonne encore à l’aphorisme d’Hippocrate : « Primum non nocere », d’abord ne pas nuire.

Elle résonne aussi aux fondements de toute véritable médecine : le médecin est l’instrument qui doit permettre au malade de mobiliser ses propres forces de guérison.

Pour cela, il convient d’agir (ou de se taire) afin que le patient ressorte du cabinet dans sa force, alors qu’il y est entré dans la faiblesse, l’angoisse et le doute. Le médecin ne doit pas affaiblir le malade par des mots porteurs de ses propres doutes, de ses propres angoisses, de son propre manque d’attention.

Médecin, malade et maladie forment un système

Approche systémique

En m’adressant à ce blessé, j’avais oublié de penser à l’effet que mes paroles auraient sur lui. C’est la première leçon que nous pouvons tirer, nous, médecins et soignants, de nos erreurs de communication. Nous oublions que le malade, le médecin et la maladie forment un ensemble, un système, et que chacun a une influence sur les deux autres.

Ce que dit ou pense le médecin, ce que dit ou pense le malade, y compris leurs schémas de pensée inconscients, va influencer l’autre, et pourra influencer le cours de la maladie.

J’ai repensé à ma phrase maladroite et aux phrases maladroites de médecins, de soignants, que les patients m’avaient rapportées, et qui les avaient fait souffrir. J’ai repensé aux situations qu’ils avaient vécues et qui les avaient fait souffrir. Dans tous les cas, quelque chose avait été exclu.

Leurs difficultés psychologiques, leurs difficultés matérielles, leur questionnement existentiel… n’avaient pas été pris en compte, leur désir d’utiliser d’autres formes de médecine n’avait pas été respecté ou, tout simplement, on avait négligé de leur donner des conseils alimentaires avisés, qui auraient pu diminuer leurs troubles.

Les malades peuvent souffrir aussi parce qu’ils n’ont en vue que la disparition des symptômes, oubliant le sens de la maladie, oubliant leur propre responsabilité dans une hygiène de vie globale, oubliant certainement aussi ce mot qu’on n’entend plus guère : le destin…

La médecine moderne, hospitalo-universitaire, reflète le mode de pensée moderne. C’est une pensée matérialiste, analytique, qui sépare les éléments de ce qu’elle veut étudier et qui ignore de nombreuses manifestations de notre réalité.

Elle ne s’est pas encore ouverte à une pensée « systémique », à une vision globale de l’être humain, c’est-à-dire une vision qui inclut toutes ses dimensions et l’ensemble de ses interactions avec le monde qui l’entoure.

La pensée analytique n’est pas un mal en soi ; elle le devient quand elle n’est pas utilisée à sa juste place.

La médecine moderne est éclatée en de nombreuses spécialités sans grand contact les unes avec les autres.

Le prestige accordé aux spécialistes révèle la primauté du fragment sur le tout, alors que la noblesse du spécialiste réside au contraire dans sa capacité à mettre ses compétences au service de ceux qui ont une approche globale du malade.

Inclusion et juste place

Nous venons de mentionner deux principes essentiels de la vision globale ou systémique, en réalité des métaprincipes s’appliquant à l’ensemble des systèmes : le principe d’appartenance ou d’inclusion, et le principe de la juste place.

Ces principes sont des lois de fonctionnement de tous les systèmes vivants existant dans l’univers. Ne pas les respecter, c’est un peu comme ne pas respecter le code de la route, avec des conséquences bien plus étendues encore.

La pensée médicale analytique et séparative s’est donc coupée d’une vision globale de l’être humain. Inversement, la plupart des médecines traditionnelles sont quant à elles basées sur la connaissance précise de tous les différents constituants de l’être humain, microcosme reflétant de façon fractale le macrocosme universel.

Leur pensée est une pensée systémique, véritablement écologique.

Biologie numérique

La médecine moderne a séparé le corps en différents systèmes (système pulmonaire, cardiovasculaire, digestif…) sans vraiment intégrer les implications du mot « système ». Ces différents systèmes sont intégrés dans un tout appelé « corps humain », qui est lui-même un système et obéit aux lois des systèmes.

Le corps physique est un système, comme sont également des systèmes chaque organe, chaque cellule, chaque molécule et tous ces systèmes sont en constante interrelation avec tous les autres.

La plus obscure cellule de la muqueuse intestinale est au courant du taux de sucre dans le sang, des réserves en fer de l’organisme, de mille autres paramètres et, surtout, de notre état psychologique du moment, conscient et inconscient.

En amont du fonctionnement des organes, un ballet de molécules informatives conditionne la communication biochimique intracorporelle, d’où découle la santé des organes.

En amont encore, cette biochimie moléculaire est gouvernée par une biologie numérique, reposant sur les propriétés électromagnétiques de l’eau de notre corps. Une médecine qui voudrait réduire l’être humain à son seul corps matériel devrait quand même inclure son corps électromagnétique. Nous en sommes encore loin.

Pourtant, les découvertes de Jacques Benveniste sur notre biologie digitale ont été confirmées par de nombreux laboratoires de recherche. Il y a plus de trente ans, l’état de santé des cosmonautes soviétiques était suivi et rééquilibré depuis la Terre, à partir d’enregistrements de leur corps électromagnétique transmis à distance.

De nombreux praticiens non conventionnels utilisent ces connaissances, que la médecine moderne a exclues du champ de son étude. Pourtant, c’est grâce aux connaissances scientifiques et à la technologie moderne que cette branche de la médecine a pu se développer.

Corps d’émotions et de pensées

Peu connue également du monde médical « officiel », la psycho-neuro-endocrino-immunologie, ou PNEI, constitue une ouverture de la science à une vision élargie de l’être humain, qui inclut les facteurs psychologiques et les met à leur juste place, c’est-à-dire en amont des dérèglements du corps matériel.

Ceci signifie que l’état psychologique du malade participe à la genèse de la maladie et conditionne l’évolution de cette maladie.

Les émotions qui habitent l’être humain, ses façons de penser, les perturbations qu’il a vécues durant son enfance… sont comme des vagues perpétuelles qui agitent son cerveau limbique et se répercutent sur l’ensemble de sa biologie via l’hypothalamus, plaque tournante de la communication corps / esprit.

Les thérapeutes traditionnels, mais aussi les médecins de famille, savent bien que « le corps crie la douleur de l’âme muette… »

Le corps crie la douleur de l’âme muette…

Ce corps d’émotions et de pensées n’est pas seulement logé ans le cerveau limbique : il s’étend autour de nous, très loin, et constitue ce champ électromagnétique issu du cerveau et du cœur, mais aussi de chaque cellule et que les chercheurs ont pu mesurer.

De façon inconsciente le plus souvent, il influence la matière, celle de notre corps et celle qui nous entoure.

Nos états psychologiques, tout comme notre état de santé corporel, sont sous la dépendance de la circulation de l’énergie dans des lignes bioélectriques également connues sous le nom de « méridiens« , par exemple en acupuncture.

Une simple cicatrice peut entraver cette circulation sur une ligne et entraîner des perturbations tant psychologiques que corporelles (tristesse, bronchites, migraines…).

Les traditions les plus anciennes, et jusqu’aux temps préhistoriques, connaissaient ces lignes, et leur importance cruciale. Pourtant, la majorité des médecins modernes les ignorent, et ignorent les méthodes de traitement énergétiques.

Les lois systémiques sont les lois de la vie

Champ de l’inconscient familial

Au-delà de son inconscient personnel, au-delà de la circulation de ses énergies, chaque être humain est également sous l’influence de son inconscient familial, qui remonte jusqu’à sept générations en arrière au moins. Certaines maladies sont ainsi liées à des influences cachées dans les systèmes familiaux.

Les lois des systèmes, quand elles ne sont pas respectées parce que méconnues, peuvent entraîner des troubles psychologiques et/ou corporels, et aboutir parfois à la mort. Encore une fois, les lois systémiques sont les lois de la vie.

Personne ne peut être exclu de son système familial, chacun doit y prendre sa juste place et participer à un juste équilibre de l’ensemble. Certains des événements (maladie, accident, décès subit…) qui se reproduisent de génération en génération ont presque toujours une origine systémique : ils se produisent à cause d’une blessure à l’un des métaprincipes qui régissent le fonctionnement es systèmes.

Les constellations familiales et ancestrales permettent le plus souvent de rétablir un nouvel équilibre et ont par conséquent une réelle action thérapeutique. Ces approches sont intégrées aux méthodes thérapeutiques modernes par de plus en plus de médecins, surtout dans les pays anglo-saxons et germaniques.

Et l’esprit ?

Qui oserait de nos jours parler de spiritualité dans l’enceinte d’un hôpital ? Je n’ai guère entendu ce mot tabou que dans les services de soins palliatifs, quand l’approche de la mort oblige à s’ouvrir à une dimension si longtemps niée.

Or, la nature spirituelle de l’être humain, cette étincelle divine dont parlent les religions, est au cœur de tout chemin de vie véritablement humain. La maladie est réellement un état de dysharmonie spirituelle. Elle est le signe que nous sommes en dysharmonie avec une partie profonde de nous même.

Pas d’organe malade sans esprit souffrant

Pas de santé physique sans la paix de l’Esprit

Coopération

La médecine moderne ne considère qu’un petit fragment de l’être humain : une partie de son corps matériel. Excluant ses dimensions psychologique, énergétique, systémique et spirituelle, elle ne peut pas véritablement permettre la guérison.

Pourtant, par ses expérimentations scientifiques, par les avancées technologiques que nous lui devons, elle peut entrer dans une réelle coopération avec les formes de médecine appelées non conventionnelles, qui ont une vision plus globale du malade.

La mission du médecin est de rétablir la santé des personnes malades afin qu’elles puissent atteindre le but élevé de leur existence

Demain ?

La médecine de demain pourra étudier et inclure tous les composants de l’être humain, du plus matériel au plus spirituel. Elle acceptera ainsi les différentes approches thérapeutiques, qu’elle fécondera de sa richesse scientifique.

Elle pourra inclure le médecin comme faisant partie du système de son client/patient. Elle comprendra qu’il est indispensable que le praticien cultive des qualités d’être, encore plus que son savoir technique.

Elle pourra découvrir comment chaque forme de médecine se place sur une échelle des thérapies ordonnée, et en occupe un niveau précis.

Elle pourra retrouver le sens réel de la maladie : ce sens vit dans l’inconscient collectif de l’humanité, il est simplement occulté depuis quelques siècles… La maladie survient quand l’être humain a perdu le lien harmonieux entre ses différents corps, quand il a perdu le lien harmonieux avec la nature qui l’entoure, quand il a perdu le lien harmonieux avec son âme et avec son esprit.

Elle pourra retrouver la mission du médecin, telle qu’énoncée par Samuel Hahnemann, père de l’homéopathie : le médecin est au service de son patient, pour lui permettre d’accomplir son destin à son plus haut niveau.

La médecine de demain pourra retrouver son sens sacré, dont elle s’est temporairement éloignée.

Auteur : Dr Clara Naudi

Pour en savoir plus

Science de la conscience

n° 18 : Médecine traditionnelle et médecine moderne, Dr Clara Naudi

n° 25 : Les métaprincipes systémiques, Idris Lahore

Génération Sama n° 6, La médecine Intégrative, Dr Clara Naudi

Cliquez sur ce lien pour accéder au site du magazine

Le site de l’École de La Nouvelle Psychologie Spirituelle : ecole-nps.com

Partagez !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  
    479
    Partages
  • 479
  •  
  •  
  •  
0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *